"Le Seigneur donnera ses bienfaits 
et notre terre donnera son fruit"

                                                                  

-Ps 84, 13 -

Prier debout, assis, debout, assis, debout, assis... Pas pour moi !

J'ai découvert, au travers des ateliers des Pèlerins Danseurs, que mon corps a besoin d'accompagner ma prière. Le dialogue avec Dieu Trinité prend vie lorsque je suis éveillé à ce qui habite mon être tout entier.

Dieu n'est plus uniquement dans mes pensées, dans mon coeur ou dans cette icône, Il me parle et m'écoute au travers de tout ce qui jaillit de moi.

En étant guidé au travers des ateliers, je vis un moment de prière intense !

J'arrive fatigué, je ressort plein de vigueur, d'Espérance ! Et à la messe : je prie davantage avec mes mains. Elles se mettent en mouvement pour accompagner la Parole.

Benoit, jeune père de famille - Belgique

Les ateliers pèlerins, ce sont mes moments privilégiés du mois. Ils me permettent de m’unifier à la Parole de Dieu à partir de morceaux d’évangile et de me l’approprier en douceur sans longs sermons.

La gestuelle, la marche lente m’invitent à visiter mon intériorité en vivant cette parole en mouvement, mouvement qui me permet d’être plus réceptive et de me déployer vers une ouverture d’écoute .

Habiter mon geste, c’est enclencher l’interrupteur “ouvert”. Je m’éveille à lui , à l’autre, au regard .  J’improvise ... j’emboite mon pas à celui de mon guide et me laisse entraîner sur ce sentier de vie. Je me nourris.  Quelques fois je trébuche sur mes faiblesses,  la douleur est bonne car elle me recadre et me construit.

C’est un moment de ressourcement, de bien-être, de réciprocité à vivre en unité  avec le groupe. C’est un bienfait pour mon évolution personnelle au quotidien.  Je n’attends pas l’atelier suivant pour déposer mon kilo de fardeaux ou pour y vivre à 100/100 en vérité.  J’avance en cadence avec mon Cœur et j’y trouve mon équilibre. En conclusion, vivre la gestuelle des pèlerins c’est ouvrir en grand la porte, oser la rencontre et le don de soi.

 

La spécificité des Pèlerins danseurs … ?

La prière gestuelle te donne une dimension plus vraie dans la prise de conscience que c’est ton corps qui prie : il ne réfléchit pas, il se laisse façonner sans commande et le ressenti est plus profond.

Les moments calmes mais forts alternés aux moments d’allégresse où nous osons danser avec Dieu peuvent se vivre sans complexe dans le groupe, qui reçoit l’autre dans le plus grand respect de sa liberté d’expression, où se vit une grande complicité.  La marche lente nous consolide, le mouvement devient offrande.  Par ces ateliers, c’est tout son être qui vibre.

 

P. 

 

Ce que je ressens de la spécificité des Pèlerins danseurs à partir du très peu d’expérience (2 mois) :

Les gestes et le mouvement du corps favorisent l’intégration de la prière, de la parole.

Il en sort de l’écoute, de l’entente, pas seulement au niveau intellectuel {moi-je en PRH}, pour que les autres instances de la personnalité {sensibilité, corps, être} soient touchées, impliquées.

En cela, on découvre une unification pacifiante; on tend vers une unité intérieure.

En outre, la dimension du groupe complète cette approche unifiante.  On sort de l’individuation, de son isolement pour faire communauté tout en respectant chaque individu

dans un esprit de liberté.

                                                                                                                                                       M-Th.

8 août 2015

Funérailles à Neufchâteau

d'Yvette Schenéder, directrice de l'école "Les Ateliers de la Danse", co-fondatrice de l'AKDT (Académie d'été du Luxembourg)  et citoyenne d'honneur

de la ville de Neufchâteau.

Pour cette circonstance, les Pèlerins danseurs ont créé une chorégraphie unique que ce diaporama de photos veut rendre, sur une musique de Cacini.

Messe Radio depuis le Monastère ND

à Hurtebise (Diocèse de Namur)

Le dimanche 31 mai 2015 Fête de la Trinité

Frères et Sœurs,

Le Dieu unique que nous révèle Jésus, n’est pas un monolithe. Il est relation, communion, et donc mouvement: Dieu de miséricorde ne cesse de nous répéter le pape François. Et nous voilà donc invités à être pèlerins dans notre foi, pèlerins danseurs, toujours en mouvement comme l’est Jésus, lui que Christian Bobin désigne comme "L’homme qui marchait". Pèlerins dans notre foi; toujours en marche, comme nous le sommes dans toutes notre vie relationnelle, dans nos vies de couple ou nos vies communautaires. Mystère là aussi infini. Hier en me promenant, j’observais les fougères-aigle qui sortent de terre.

D'abord complètement ramassées sur elles-mêmes, elles vont progressivement s’élever et s’ouvrir. D’abord deux feuilles, elles-mêmes toutes recroquevillées; et puis les folioles toutes racrapotées, qui, progressivement s’ouvrent; et puis encore de nouvelles feuilles et leur folioles.

Ainsi en est-il du mystère de nos relations humaines et à plus forte raison du mystère de Dieu Trinité et de notre intégration dans ce mystère. C’est tout au long des Ecritures, tout au long d’une histoire, avec ses grandeurs et ses décadences, ses libérations et ses exils que ce Dieu-relation se dévoile; tout au long de nos vies, vies de "pèlerins danseurs". 
Et qui dit relation, dit donner et recevoir, dans un perpétuel mouvement d’entre-deux. La figure du Père, Dieu comme source de vie, exprime la dimension de don total. La figure du Fils, totale réceptivité, accueil de la vie et de toute créature. La figure de l’Esprit, souffle de vie, tantôt brise légère, tantôt vent puissant de Pentecôte.

Mais c’est aussi à un regard nouveau sur l’unité que nous invite le mystère de la Trinité. Voilà que l’unité n’est plus dans l’individualité, souvent symbolisée par une sphère bien lisse. L’unité est désormais dans la communion. Dieu Père-Fils-Esprit nous fait ainsi sortir de nos unités trop étroites, trop lisses, trop individuelles, trop nationales ou territoriales, et nous envoie proclamer une unité mouvante, une unité dansante, de communion.

 "Que tous soient UN", prie Jésus. Qu’ils soient un à tel point qu’ils puissent se dire les uns aux autres, comme Dieu lui-même: "Ce que tu fais au plus petit, c’est à moi que tu le fais!" Frères et sœurs, demandons cette grâce les uns pour les autres, et pour l’accueillir ne cessons de contempler ce Dieu dont Saint-Grégoire de Naziance (IVe siècle) disait, paroles reprises dans un refrain de Taizé:

O Toi l’au-delà de tout
Quel esprit peut te saisir
 Tous les êtres te célèbrent
 Le désir de tous aspire vers toi

                                                                                                                         Père Bernard Peeters, s.j

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