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Messe Radio depuis le Monastère ND de Hurtebise à Hurtebise (Diocèse de Namur)

Le dimanche 31 mai 2015 Fête de la Trinité

Lectures: Dt 4, 32-34.39-40 – Ps 32 – Rm 8, 14-17 – Mt 28, 16-20

Frères et Sœurs,

 Dans son Evangile, après le lavement des pieds, Saint-Jean propose un long discours où Jésus déploie le mystère de sa relation au Père et à l’Esprit Saint. A un moment, Philippe interrompt Jésus et lui dit: "Montre-nous le Père et cela nous suffit": désir que les choses soient claires et précises.

Peut-être que devant le mystère de la Trinité nous aurions envie de la même chose: une bonne démonstration qui aboutit à une évidence. Nous, nos Eglises, peuvent être tentées, surtout dans un temps d’incertitude, de nous raccrocher à des certitudes statiques, à des comportements figés, à une foi bien cadrée, bref, à une posture d’esclaves.

Nous sommes même prêts, comme Marie-Madeleine au tombeau vide, à n’avoir qu’un cadavre; "dis-moi où tu l’as mis et j’irai le prendre", dit-elle au jardinier. Mais voilà que Paul, dans l’épître aux romains, nous rappelle que nous ne sommes pas esclaves, mais fils et filles, et qu’en nous surgit le cri vers la relation: "abba".

Le Dieu unique que nous révèle Jésus, n’est pas un monolithe. Il est relation, communion, et donc mouvement: Dieu de miséricorde ne cesse de nous répéter le pape François. Et nous voilà donc invités à être pèlerins dans notre foi, pèlerins danseurs, toujours en mouvement comme l’est Jésus, lui que Christian Bobin désigne comme "L’homme qui marchait". Pèlerins dans notre foi; toujours en marche, comme nous le sommes dans toutes notre vie relationnelle, dans nos vies de couple ou nos vies communautaires. Mystère là aussi infini. Hier en me promenant, j’observais les fougères-aigle qui sortent de terre.

D’abord complètement ramassées sur elles-mêmes, elles vont progressivement s’élever et s’ouvrir. D’abord deux feuilles, elles-mêmes toutes recroquevillées; et puis les folioles toutes racrapotées, qui, progressivement s’ouvrent; et puis encore de nouvelles feuilles et leur folioles.

Ainsi en est-il du mystère de nos relations humaines et à plus forte raison du mystère de Dieu Trinité et de notre intégration dans ce mystère. C’est tout au long des Ecritures, tout au long d’une histoire, avec ses grandeurs et ses décadences, ses libérations et ses exils que ce Dieu-relation se dévoile; tout au long de nos vies, vies de "pèlerins danseurs".
Et qui dit relation, dit donner et recevoir, dans un perpétuel mouvement d’entre-deux. La figure du Père, Dieu comme source de vie, exprime la dimension de don total. La figure du Fils, totale réceptivité, accueil de la vie et de toute créature. La figure de l’Esprit, souffle de vie, tantôt brise légère, tantôt vent puissant de Pentecôte.

Mais c’est aussi à un regard nouveau sur l’unité que nous invite le mystère de la Trinité. Voilà que l’unité n’est plus dans l’individualité, souvent symbolisée par une sphère bien lisse. L’unité est désormais dans la communion. Dieu Père-Fils-Esprit nous fait ainsi sortir de nos unités trop étroites, trop lisses, trop individuelles, trop nationales ou territoriales, et nous envoie proclamer une unité mouvante, une unité dansante, de communion.

 "Que tous soient UN", prie Jésus. Qu’ils soient un à tel point qu’ils puissent se dire les uns aux autres, comme Dieu lui-même: "Ce que tu fais au plus petit, c’est à moi que tu le fais!" Frères et sœurs, demandons cette grâce les uns pour les autres, et pour l’accueillir ne cessons de contempler ce Dieu dont Saint-Grégoire de Naziance (IVe siècle) disait, paroles reprises dans un refrain de Taizé:

O Toi l’au-delà de tout
Quel esprit peut te saisir
 Tous les êtres te célèbrent
 Le désir de tous aspire vers toi

                         Père Bernard Peeters, s.j
 

 

 

 

 

 

 

 

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